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Chronique d'une femme décalée n°5 - Les Sados-Masos

LES SADOS-MASOS

Ce mois-ci, j’ai décidé de vous parler d’une drôle d’espèce de gens : les sados-masos. Ah, ah, ah ! Les obsédés du sexe se disent : "Enfin un sujet pour nous ! On va savoir ce qui passe dans la tête de ces gens, on va connaitre les secrets cachés des club SM, ou les identités disparaissent au profit de costumes en cuir, de bottes à talons aiguilles et de casquettes et chaînes à la Village People"  Bon arrêtez tout de suite votre lecture ici parce que vous allez être déçu-e-s… Parce qu’en fait, je ne vais pas du tout, mais pas du tout vous parler de ça. Dommage, je suis sûre que ma chronique aurait eu un million de fois plus de « like » avec ces sados-masos là.

Il faut quand même que je vous fasse, avant d’en venir à mon but réel, une petite description du sado-maso, parce que sinon, vous n’allez rien comprendre non plus : Le sado-maso aime à se faire mal physiquement ou mentalement et cela lui procure un immense plaisir, quasi…orgasmique ! Oups c’est un peu sexuel le truc là, et ce n’est pas le sujet ! M’enfin, comme disait Gaston Lagaffe, c’est quand même une bonne définition de mon sado-maso à moi. Allez, vous n’y tenez plus hein ???? Très simple pourtant, dans mon entourage, source inépuisable d’inspiration à l’écriture de cette chronique, j’ai quelques spécimens de sado-maso et en particulier une. Sa spécialité, c’est de ne jamais prendre soin d’elle. Ouuuu attention, elle se lave et elle est propre !!! Non, prendre soin d’elle, c’est dans le sens faire attention à soi, à ce que je suis, à mon corps. Pourquoi devrais-je arrêter de travailler même si je me suis fait mal, puisque j’ai mal, enfin non je veux dire j’ai pas mal voyons, même si je me suis abimé le poignet. Je me suis blessé ? Mais non c’est rien !! Pourquoi aller chez le coiffeur ? j’ai les cheveux longs, une fois par an ça suffit !!!! (On comprend mieux la faillite de certains coiffeurs du coup, avec ces sados-masos là…) Pour l’esthéticienne, c’est pareil !!! (Elle va vraiment les mettre tous en faillite si elle continue !!!) Je suis une femme, mais pourquoi perdre du temps à me sentir belle, ou à prendre soin de moi, pour me sentir mieux ! Ça ne sert à rien !

Voilà en gros, la réflexion que me propose ma sado-maso du moment ! Et mon « tu devrais faire attention à toi » face à ce discours pffff, il sert à rien ! Vous avez une option vous ? J’en ai fini par déduire que finalement elle aimait à se faire mal et ne pas prendre soin d’elle, s’enfermant ainsi dans une carapace de femme parfaitement forte et qui ne transpire d’aucun sentiment (ni des aisselles peut-être d’ailleurs) à part la froideur… Ça y est ! Euréka ! J’y suis, j’ai rencontré la Reine des Neiges !!!! La sado-maso de mon récit est donc la Reine des Neiges !!!! Non, sérieux t’es encore plus décalée que d’habitude là ! Bon allez un exemple ça ne suffit pas, c’est pas objectif ! Les pires sados-masos que je connaisse c’est quand même les marathoniens. En l’espèce, ils sont au sommet ! Courir 42,5 km comme des bêtes, aller le plus vite possible, au-delà des limites de son corps, avec la tête, pour qui, pour quoi ? Une médaille en chocolat ? Une médaille en bois ? (Clin d’œil au Marathon de Coulon) ? Nan, parce que les gars-là, au final, ils courent quand même après rien ! Moi je les fréquente à l’arrivée, je ne vous dirais pas pourquoi, vous allez jazzer. Et là, tu vois quand même un tas d’abrutis qui a été au-dessus de ses limites ! Parce que, ceux qui courent raisonnablement, avec un bon entrainement, ils font ça tranquille en trois heures trente ou quatre heures, à l’arrivée, ils sont frais ou ont quelques douleurs qu’un massage et un doliprane vont calmer. Nan, le pire, c’est ceux qui arrivent après ! Soit en ne pouvant plus marcher, sur une civière ou encadré-e-s par deux personnes, en vomissant leurs tripes et qui disent « on ne m’y reprendra plus » mais qui sont dans le même état l’année suivante ! J’avoue, ça me laisse sans voix.

Désolée les marathoniens de vous avoir traités d’abrutis mais notre corps, cette enveloppe si précieuse qu’on utilise toute une vie, elle mérite le respect. Alors, les sados-masos de tout genre, je vous admire et peut être qu’un jour je comprendrai réellement le pourquoi du comment, parce que là, sincèrement, il y a un truc qui m’échappe. Et promis, les obsédés sexuels je vais vous faire une chronique dédicace, histoire que le vrai sens de sados-masos reprenne sa place.

Aurore Guillard
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