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Emmaüs

Emmaüs

Ouh là, le retour à l’écriture est un peu dur. Mais, il faut bien que je vous en réserve encore une petite ! Mais la combientième, ça mystère je ne les compte plus justement ! Avez-vous remarqué, amis de la chine, non pas de la Chine le pays, de la chine, la chine quoi ! Bref vous avez compris et vous qui traînez dans les brocantes ou autres vides greniers à la recherche de l’horreur qui sert à rien mais qui sera tellement mieux chez vous, dans votre chambre ou votre salon, ou même encore sur vous parce que justement vous l’aurez chiné et surtout parce que ce n’est pas cher ! Chez mes ancêtres fut une époque lointaine où acheter d’occasion était une nécessité financière, parce que pas les moyens d’acheter du neuf. Et quand on se faisait donner, c’était même encore mieux ! Nous étions des habitués, respectueux de nos objets et de nos vêtements, de la récupération à la transformation pour redonner une certaine vie aux objets ou aux vêtements qui ne plaisaient plus aux riches ! À l’heure qu’il est, on vous rebat les oreilles sur la nécessité de produire moins de déchets (alléluia il était temps) sur la nécessité de donner aux plus pauvres (oui mais, il y a toujours des pauvres qui en ont rien à foutre des merdes d’occasion et qui n’en veulent surtout pas, je vais me faire des amis tiens) et surtout d’offrir des secondes vies à nos chers vêtements et nos chers objets, destinés à être pourris au bout de trois lavages ou trois mois d’utilisation. Et sur ce marché tellement porteur de la misère et de la bienséance se dressent haut et fort le combat de l’Abbé Pierre, les magasins (car maintenant on peut appeler ça des magasins) Emmaüs. J’ai beaucoup de respect pour le combat de ce monsieur, qui l’année de naissance de ma maman, a aidé les gens dans la détresse. J’ai beaucoup moins de respect pour ceux qui fréquentent désormais ces magasins parce que c’est fashion !!!! Et oui acheter chez Emmaüs ce n’est plus une nécessité, mais c’est une mode !! Tchoo comme dirait Titeuf en se cachant les yeux avec la main ! Ma pire visite ces derniers jours a été à Emmaüs de Pau. C’est le plus grand de France, j’étais en vacances dans le coin et comme je ne peux me passer de chine pour ma part car la nécessité est devenue un plaisir (mais toujours une nécessité aussi, les écrivains sont fauchés c’est bien connu), je m’arrête donc avant de rentrer. J’ai été assez étonnée que pour une ouverture à 14 h, les gens soient déjà devant à 13 h 20. Et, collés aux grilles. Et je ne vous raconte même pas l’ouverture de ces mêmes grilles ! Là je vois un troupeau se ruer en courant ! Je suis abasourdie, mais bon, heureuse de découvrir ce lieu, à l’intérieur des entrepôts j’assiste à une scène surréaliste ! Les gens se battent pour obtenir des objets !!! Je me retrouve au milieu des allées à ne plus savoir quoi faire, et j’interpelle une dame, qui elle fait ses emplettes tranquillement : « ah mais le mardi et le mercredi, c’est toujours comme ça, les marchands viennent faire leurs provisions et comme c’est fermé le dimanche et le lundi… » Ok j’ai tout compris, ils viennent acheter à bas prix, pour revendre au max ! Dégoutée que je suis… Cette fois c’est du côté de Saint Agnant que je vais traîner. Bizarre, que de la grosse bagnole neuve sur le parking déjà presque blindé une demi-heure après l’ouverture et surtout des nanas avec des manteaux à 300 euros qui regardent les fringues qui sont vendues au kilo !!! Je suis encore dans une autre dimension ! Rappelez-moi à quoi servaient l’Abbé Pierre et Emmaüs à la base ? A permettre aux ménages modestes de s’habiller et se meubler à peu de frais non ? Bref, moi j’ai acheté quelques livres comme d’habitude, pas parce que c’est à la mode, simplement par souci d’économie parce que je lis beaucoup et que lire autant en livres neufs, mon budget ni survivrait pas….

La femme décalée de la Chronique,

Aurore Guillard

Au Grand Pavois, j’ai rencontré Peter Renssen…

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